dimanche 27 mai 2012

Non, non, non Brunon

 Sur un bout de trottoir, la petite plante a fait son trou. Regardez la resplendissante de beauté saugrenue et inattendue. Prenez-en de la graine ceux qui arpentent ces trottoirs sans élégance !


vendredi 25 mai 2012

Les petits riens de Flavien

C'est un peu comme une oeuvre de Piano, des bambous qui s'élèvent dans les cieux de Gabian. Un peu grand, prétentieux diront certains, qu'importe, l'ivresse des sommets l'emporte. A quoi bon rester terre à terre quand on peut prendre le rêve au pied de la lettre. Dans le jardin, les choses avancent peu à peu, prenant forme sous les yeux.

Avec les rafales que l'on a eu ces derniers jours, la construction a tenu. Des renforts ont permis de maintenir à flot la silhouette de cannes. Cela est beau à voir. On prend un siège, et on contemple. Comme les cailloux qui ne cessent de sortir de terre. Un peu jardin japonais, Piano ne le contredira pas. P. est venu nous livrer du fumier. Pas moins de 8 sacs, sans compter le compost que la mairie a délivré. De quoi faire.


mardi 22 mai 2012

Emilie est si jolie


Au cours de modelage, Michèle me demande si je me suis bien amusé à la soirée. Quelle soirée ? Ah,  celle de Junis ! Le week-end a été tellement chargé que je m'en souviens pas. Plus tôt dans la journée, Richard s'est envolé pour Houston. Il reste de la charcuterie, du fromage et du gâteau à la carotte d'Alison. Enfin, de quoi voir venir avec le semblant d'automne que l'on a actuellement.

Oui, je me suis bien amusé à la soirée, réponse donnée à Michèle. J'espère que l'on a pas été trop bruyant. Il y avait là les usual suspects, plus la bande des Daltons. L'un d'eux, une gueule patibulaire mélange de droppy et du parrain se croit intelligent, le regard hautain à la mesure de son manteau C&A. Devant le tryptique des Rolling Stones, il se la joue expert et demande où est Brian Jones. La frime à fond qui ne tient pas la route devant un Richard connaisseur 

Sarah, d'ordinaire très réservée et calme, décèle une escroquerie et s'acharne sur l'un d'eux. Ils ont une maison dans le village et comme d'habitude, ils font un peu n'importe quoi et blâme la France de leur incompétence. Sarah n'est pas dupe et habilement, elle leur signifie qu'elle n'est pas idiote et que les clichés ont la vie très dure avec elle. En fait, les excuses ne passent pas. Moment d'anthologie.

Autour du comptoir, en cette heure tardive, les verres se font vide et parmi les lascars, un se fait très pressant. Troublant.

dimanche 20 mai 2012

Thallelaios et ses gaspachos

A l'écart des rues de consommation d'Ipswich, paumé dans un parc aussi désert qu'est peuplé le Tesco local, le Christchurch Mansion est un havre de paix. Un peu cliché certes. Tout de même, quel bonheur de déambuler dans un lieu autrefois illustre. Et d'apercevoir par ci par là des noms bien français comme la famille Devereux ou encore Claude Fonnereau.


La bâtisse, du pur Tudor, révèle des pièces sombres, boiseries s'étalant à perte de vue, beauté extrême que l'on envie. Le parquet est à tomber tellement il est inégale sous les pieds, modelé par des siècles de passage. Une envie de le posséder ! Dans une pièce sont présentées les peintures. Car à l'époque tout était coloré. On a du mal à imaginer aujourd'hui l'éclat et l'opulence des pigments. Et au pied du majesteux escalier, Eros triture son arc.


Tiens, un schtroumps dans le jardin...





vendredi 18 mai 2012

Les piques d'Eric

 

Sur la Croisette, Beth Ditto se fige. "It's a dark day for disco" crie la tonitruante dyke de Gossip. Donna Summers s'en est allé rejoindre Witney. La militante de la cause arc en ciel s'élance alors dans un cover queer de la diva trépassée.

Un nom qui s'efface du réel pour rejoindre le panthéon mythique de ceux qui ont fait les beaux jours de la libération des corps et des esprits dans les années 70. C'était la préhistoire, ils sont venus et ont conquis les âmes, révélé une autre réalité. C'était les Platon de cette époque délivrant une version nouvelle de l'allégorie de la caverne. La génération qui venait de naître et dont j'en fais partie recevront les bénéfices dans les décennies suivantes.

 
Tout de même, le Love to Love et ses 16 minutes de langueur et de sensualité ont habité fièvreusement les caves souterraines du Paris multicolore des années 80/90. Le Scaramouche, le Scorpion ou encore le Tango, autant de lieux incongrus et opportuns pour ceux qui voulaient s'émanciper, bien avant le hollywoodien coming out. Je m'en souviens encore, même si j'étais plus house façon Détroit et que mon repère se trouvait du côté de la rue de la ferronnerie. Tout de même, j'ai reçu une bonne éducation disco avec maman qui m'appris a danser la plongée sans tuba !

Tant qui la pluie prend place, je m'en vais peindre mes portes en écoutant le duo Streisand-Summers.