Turkish pastries
Il y a 1 jour
Fragments de vie dans un village du Languedoc

On décide d'aller rendre visite à nos amies fermières à Mazamet. Sur le chemin, un message de Jérôme et Uwe sur le portable.
Cela fait longtemps que nous n'avions vu les deux filles, trop occupés. Si occupés que nous n'avions pas eu le temps de voir Grany, pourtant en vacances en France pendant 9 mois !
Le soleil est de la partie, Peg pointe son nez et les dames attendent patiemment leur tour dans la machine à traire. C'est fascinant de venir à la ferme. Outre les odeurs, différent de Gabian, pas désagréable en soi, le cadre est dépaysant. On se dit toujours ce que l'on ferait avec un tel corps de ferme, John et moi. Un tel potentiel qu'il en devient assourdissant.
Les vaches ne pressent, en file pour se faire traire. Laurence a de nouvelles machines depuis plus d'un an. Après une période de rodage stressante, les engins roulent presque parfaitement. Seules les bêtes rechignent pour certaines d'entre elles, au risque de leur vie.
L'été est la saison des apéros qui n'en finissent plus et qui vous fait coucher tard, malgré le boulot du lendemain. Enfin, pour le boulot, pour ceux qui en ont car pour les autres, ils n'ont cure. Dans Gabian, beaucoup s'offre le luxe d'apéros qui s'éternisent, la nuit étant leur seul réconfort... avec la bouteille.
Irene et Heinz nous ont invité pour un dîner, le jour d'après, on était avec Paul et Bruce, Junis nous accompagnant. La pauvre, elle est lessivée du peu de travail qui l'encombre dans son atelier !
Assis dans la cour, j'observe la couleur inhabituelle de mes sculptures. Un ton doré donne un relief tout particulier à ce portrait accroché sur le mur en pierre. En soi, un joli petit teint, presqu'apaisant face au soleil estival !
Dans le ciel, un petit avion passe, un second le suit. Une course poursuite entre coucous ? Non, des avions pompiers car il y a le feu quelque part. D'où la couleur de la lumière, comme dans les films de fin du monde. La chaleur est intense, lourde, silencieuse. Bah, trop chaud pour aller voir, la photo de Madame ChaiseLongue illustre parfaitement : le feu.
Et puis je me prépare pour le super aller-retour sur Paris de mercredi. Depuis qu'il n'y a plus de vol Béziers-Paris, me voici obligé de prendre le train. Soit, c'est mieux que rien mais sur ce coup, je m'essaie à un aller-retour dans la journée !